Le Falcon, jet privé symbole de l’épopée de Dassault Aviation, surnommé « l’oiseau rare », vient de fêter ses 50 ans le 4 mai 2013. Le premier vol a eu lieu en effet le 4 mai 1963 avec le Mystère 20, jet d’afffaires.

 

Le Dassault Falcon représente 50 ans de prouesses techniques : l’assemblage des pièces de ces jets privés nécessite une précision chirurgicale. Les gestes sont précis, la marge d’erreur est quasi nulle.
La conception graphique et le design d’un jet privé Falcon se fait en amont par le biais d’une maquette numérique.

 

Dassault Aviation continue sa montée en gamme avec le lancement prévu en octobre d’un nouveau modèle, le Falcon SMS : même si on nom peut prêter à sourire, il s’agit ici d’un jet privé de prestige.
Le premier vol est prévu fin 2014 et les premières livraisons sont envisagées dès 2016. Bien entendu, Dassault Aviation continue d’entretenir le mystère autour de son nouveau-né afin de susciter un effet « nouvel avion d’affaires ».

 

Aujourd’hui, plus de 2250 jets privés Falcon volent à travers le monde. Ces derniers représentent 2/3 de son chiffre d’affaires.

 

La particularité de Dassault Aviation est de fabriquer aussi bien des avions pour les civils que pour l’armée.
Le nom de Dassault par exemple est associé à l’aviation militaire : le Mirage et le Rafale sont des avions connus.
La marque Falcon, quant à elle, est presque devenue un nom commun aux yeux du tourisme d’affaires. Une stratégie gagnante donc.
Pour autant, Dassault ne dissocie pas la production de ses avions militaires et civils : un employé peut par exemple travailler le lundi sur un Falcon et le lendemain sur un Rafale.
C’est d’ailleurs aussi cette polyvalence de ses salariés qui apporte la valeur ajoutée de Dassault et lui permet de rester compétitif face aux nouveaux défis technologiques.

 

Au salon du Bourget 1997, un projet de Falcon supersonique a même fait son apparition.
Sa silhouette était telle que cet avion privé était fait pour marcher sur les traces du Concorde, l’avion de ligne supersonique mythique capable d’adopter une vitesse de croisière à Mach 2 ! Soit 2 fois la vitesse du mur du son !
Les études aérodynamiques réalisées pouvaient même permettre de réduire l’impact du fameux « bang » !
Ce projet a malheureusement été abandonné face au coût actuel du carburant et à sa flambée des prix.
Aucun moteur civil n’est en effet prévu aujourd’hui pour le vol supersonique et le marché potentiel ne permet pas d’en financer le développement et donc sa réalisation et commercialisation.

 

Quand on sait que l’on peut maintenant concevoir un Falcon à partir d’une réalité virtuelle, c’est vraiment fascinant ! L’heure est pourtant, plus que jamais, aux défis technologiques car la Chine est déjà au 2e rang du marché mondial du 7X.

 

La fabrication du Falcon SMS représente un tel défi technique qu’elle oblige les usines de Dassault Aviation à se réorganiser pour accueillir ce nouveau jet privé de prestige.

 

La saga Falcon continue donc, celle-ci marque l’histoire du jet privé de son empreinte : affaire à suivre…